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Création d’entreprise : faut-il choisir le maintien de l’ARE ou l’ARCE ?

date :14/09/2026

Vous êtes demandeur d’emploi et vous souhaitez créer ou reprendre une entreprise ?

Si vous bénéficiez de l’Allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE), deux solutions peuvent vous permettre de sécuriser financièrement le démarrage de votre activité : continuer à percevoir une partie de votre ARE chaque mois ou demander le versement d’une partie de vos droits sous forme de capital grâce à l’ARCE.

Ces deux dispositifs répondent à des besoins différents. Le bon choix dépend notamment de votre situation personnelle, de vos besoins de trésorerie et de la rémunération que vous envisagez de percevoir.

Le maintien de l’ARE : conserver un revenu chaque mois

La première possibilité consiste à continuer à percevoir mensuellement tout ou partie de votre allocation chômage après la création ou la reprise de votre entreprise.

Vous devez rester inscrit à France Travail et déclarer votre activité et vos revenus lors de votre actualisation mensuelle.

Le montant de l’allocation versée est alors adapté en fonction des revenus tirés de votre nouvelle activité.

Attention : pour les droits ARE ouverts à la suite d’une fin de contrat de travail intervenue à compter du 1er avril 2025, le cumul avec les revenus de l’activité non salariée est en principe limité à 60 % des droits ARE restant au démarrage de l’activité.

Sous certaines conditions, lorsque le créateur n’a tiré aucune rémunération de son activité, une poursuite de l’indemnisation sur les 40 % restants peut être demandée auprès de l’instance compétente de France Travail.

Le principal avantage

Le maintien de l’ARE permet de conserver un revenu régulier pendant le lancement de l'entreprise.

Cette solution peut être particulièrement intéressante lorsque l’activité nécessite du temps avant de générer suffisamment de revenus pour rémunérer le dirigeant.

L’ARCE : recevoir une partie de ses droits sous forme de capital

L’ARCE, ou Aide à la reprise ou à la création d’entreprise, fonctionne différemment.

Au lieu de continuer à percevoir une allocation mensuelle, le créateur ou repreneur reçoit une partie de ses droits ARE restants sous forme de capital.

Le montant de l’ARCE correspond à 60 % des droits ARE restant à verser, avec une déduction de 3 % destinée au financement des retraites complémentaires.

Le capital est versé en deux fois :

  • un premier versement lorsque les conditions d’attribution sont réunies ;
  • un second versement six mois plus tard.

Pour recevoir le deuxième versement, l’activité créée ou reprise doit toujours être exercée. Pour les créations ou reprises intervenues depuis le 1er avril 2025, le bénéficiaire ne doit pas non plus exercer simultanément un emploi en CDI à temps plein.

Qui peut bénéficier de l’ARCE ?

Il faut notamment :

  • bénéficier de l’ARE ;
  • avoir créé ou repris une entreprise en France dans les conditions prévues par France Travail ;
  • bénéficier de l’ACRE, l’aide à la création ou à la reprise d’une entreprise.

Le principal avantage

L’ARCE permet de disposer rapidement d'un capital pour financer le lancement du projet.

Cette somme peut par exemple contribuer au financement d’investissements, de matériel ou du besoin de trésorerie nécessaire au démarrage.

ARE ou ARCE : il faut choisir

C’est un point essentiel : le maintien de l’ARE et l’ARCE ne se cumulent pas.

Le créateur doit donc choisir entre :

Le maintien de l’ARE
→ pour privilégier un revenu mensuel et sécuriser progressivement le démarrage de l’activité.

L’ARCE
→ pour disposer d’un capital et renforcer immédiatement les moyens financiers du projet.

Il n’existe donc pas de solution systématiquement plus avantageuse que l’autre.

Comment faire le bon choix ?

Avant de choisir, plusieurs questions doivent être posées :

  • Avez-vous besoin d’un revenu personnel régulier pendant les premiers mois ?
  • Prévoyez-vous de vous rémunérer rapidement ?
  • Votre activité nécessite-t-elle un investissement important au démarrage ?
  • Disposez-vous déjà d’une trésorerie suffisante ?
  • Quel chiffre d’affaires et quelle rémunération prévoyez-vous durant les premiers mois ?

Le choix entre ARE et ARCE doit donc être intégré dès la préparation du prévisionnel financier.

Une décision adaptée peut permettre de préserver votre trésorerie personnelle tout en donnant à votre nouvelle entreprise les moyens nécessaires pour démarrer dans de bonnes conditions.

en resumé

ARE : vous conservez, sous conditions, tout ou partie de votre allocation chaque mois. Cette solution privilégie la sécurité d’un revenu régulier.

ARCE : vous recevez 60 % de vos droits ARE restants sous forme de capital, versé en deux fois. Cette solution privilégie le financement immédiat du projet.

Attention : ARE et ARCE sont deux solutions alternatives. Le choix doit être effectué en fonction de votre situation et des besoins financiers de votre projet.

Avant de créer ou reprendre votre entreprise, n’hésitez pas à échanger avec votre expert-comptable. L’établissement d’un prévisionnel permet notamment d’anticiper votre rémunération, vos besoins de trésorerie et l’impact du choix entre ARE et ARCE.

Sources : Les informations de cette newsletter proviennent de sources officielles et fiables, notamment :

France Travail – Aide à la reprise et à la création d’entreprise (ARCE)

France Travail – Devenir entrepreneur : les aides pour financer son projet en 2026

Service-Public.fr – Aide à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE)

Unédic – Règles d’assurance chômage applicables aux créateurs et repreneurs d’entreprise

Légifrance – Règlement d’assurance chômage, dispositions relatives à l’ARCE

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